D’après une histoire vraie… Cet exergue, communément utilisé au cinéma avant le début du film, trimballe avec lui son lot de promesses jouissives: sang, sexe, jalousie, trahison, usurpation, meurtre. Et il y a un peu de tout ça dans le dernier roman de Delphine de Vigan, récit incontournable de cette rentrée littéraire.

D'après

C’est un moment fragile dans la vie de Delphine, romancière à succès sillonnant les salons littéraires internationaux. Fatiguée par les voyages, les signatures, les confidences de ses lecteurs, leur proximité intrusive et dévorante, la jeune femme épuisée, à bout de souffle, se demande ce qu’elle pourra bien faire (écrire) après « ça ».
C’est sur ce terrain las et maussade qu’au détour d’une soirée, Delphine rencontre « L », quadra flamboyante et hypnotique. En 480 pages, le livre raconte la destruction planifiée de la première par l’autre, l’histoire d’une emprise implacable (et consentie ?), de la manipulation programmée à l’anéantissement fatal.

Entre thriller et autofiction, on ne lâche pas ce récit scotchant qui n’est pas sans évoquer le cultissime Misery de Stephan King. Stephan King, cité d’ailleurs à plusieurs reprises par Delphine de Vigan dans son pavé savoureux et diabolique.

D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan, Editions Lattès