Starlettes rougissantes, jeunes premières empruntées, actrices d’un film propulsées vedettes d’un soir, Cannes, c’est aussi un défilé de ravissantes demoiselles jouant les princesses le temps d’une montée des marches. Et si certaines d’entre elles passent haut la main l’épreuve du tapis rouge, il n’est pas rare d’être surprises par le manque de fraicheur de ces naïades médiatiques, flirtant pourtant le plus souvent avec les vingt printemps. Affichant des looks scolaires souvent trop travaillés, coiffées et maquillées par des armadas de pros, les belles perdent en espièglerie et spontanéité. Gagnant au passage les dix années que tant d’autres rêveraient de perdre.

Carole Bouquet et Inès de la Fressange

Sans crier gare, la surprise fashion de cette quinzaine est venue d’une éblouissante brochette de quadra et de quinqua pétillantes, qui ont su détourner les flashs et faire pâlir d’envie leurs jeunes consoeurs crispées. Leur recette ? Une féminité assumée (et donc plus juvénile), une connaissance parfaite de leur corps et de ce qui leur va, des choix personnels, souvent impertinents, une fraicheur, un sourire éclatant, une mobilité dans l’allure, contrastant avec les pauses gauches et statiques des traditionnels photo call.

Elles furent nombreuses cette année à nous éblouir, ces beautés matures. Attardons-nous sur les looks justes parfaits de quatre d’entre elles, à commencer par un cocorico particulier à l’attention des deux plus pimpantes quinqua de l’hexagone.

En misant sur une robe Carven et en arborant des sandales plates Roger Vivier, à défaut d’escarpins mémérisants, Ines de la Fressange réinvente les codes du red carpet. Avec sa coupe courte, Carole Bouquet, glamourissime dans son fourreau bleu flashy, nous offre une interprétation chic et rayonnante de la tendance color block de saison.

Sarah Jessica Parker, déliceux oiseau de nuit.

Les photographes durent attendre minuit passé et une projection tardive, pour tomber sous le charme du plus ravissant des oiseaux de nuit. Sarah Jessica Parker, parée d’une robe Elie Saab, véritable rêve de mousseline ne laissant apparaitre aucune parcelle de peau, n’eut pas besoin d’en dévoiler trop pour faire tourner les têtes.

Uma Thurman, en Versace.

Enfin, point de Cannes sans étoiles. Dans sa sublime robe Versace, d’un blanc immaculé, la divine Uma Thurman irradie. Un teint abricoté, un chignon flou, une paire de boucles lagon pour embraser les regards, il n’en faut pas plus à l’actrice hollywoodienne pour remporter tous les suffrages.
Preuve, s’il en fallait une, qu’élégance et séduction n’ont que peu faire avec les questions d’age…