« La chick lit est un genre littéraire récent. Le terme est utilisé depuis 1996 pour désigner un roman écrit par les femmes, pour le marché féminin. ». Voilà à quoi s’en tient la très sérieuse Wikipédia pour décrire cette « littérature de poulettes » dont aucune d’entre nous n’avouera jamais raffoler. A l’heure où la reine du genre, Sophie Kinsella, sort le 5ème opus de son Accro du shopping, amusons nous à comprendre pourquoi ces romans « so girly » nous rendent littéralement folles.

Parce que les filles y sont frivoles
Et partagent avec nous un amour immodéré pour les vêtements et la tendance. Une addiction proche du délire que connait bien Becky Bloomberg, l’héroïne des Confessions d’une accro du shopping, obsession qui la pousse invariablement à cumuler mensonges éhontés et prétextes improbables pour justifier ses achats. Comment vous n’avez plus une paire de sandales hautes à vous mettre ? Comment toutes les filles arboreront les dernières Prada tressées quand vous paraderez en vieux talons usés ? Comment il y va de votre carrière ?…

Parce que les filles y parlent comme des charretiers
Et réservent les minauderies policées de circonstances aux assemblées mixtes. Parce qu’entre elles, et rien qu’entre elles, elles réveillent la vipère perfide qui sommeille, critiquent, s’amusent, assumant un verbe cru et fleuri, pratiquant un cynisme sans concession. Et pour mémoire, de se repasser les cultissimes dialogues imaginés par Candace Bushnell, entre son héroïne Carrie Bradshaw et ses trois inséparables copines de beuveries branchées !

Parce que les filles attachantes y scotchent les mâles
Bridget Jones n’a-t-elle pas finalement réussi à mettre dans son lit Daniel Cleaver et Marc Darcy (pas en même temps tout de même) et ce, malgré son surpoids avéré, son penchant pour le vin rouge, son tabagisme lattant, sa culotte gaine, ses looks improbables, ses gaffes à répétition etc. Preuve que la spontanéité et le (non) sens du ridicule peuvent (parfois) payer…

Parce que la vie y est simple
Et que ça nous repose ! Dans la chick lit, les filles sont des vraies filles (elles ne parlent que de fringues, de bouffe et de sexe), les hommes sont de vrais hommes (entendez qu’ils assurent financièrement et vous trompent à tour de bras), les enfants sont des êtres gâtés et capricieux, les boss des monstres égocentriques (Miranda dans Le diable s’habille en Prada), les copines sont de vraies copines (fidèles parmi les fidèles) et, quels que soient les tours joués par la vie, l’énergie et le positivisme font que les héroïnes (vous, nous) retombent toujours sur leurs stilettos !

Alors, on se l’achète ce 5ème Tome ?

Mini Shopaholic, par Sophie Kinsella, en mai chez Belfond.