Peter Nitz ou l’histoire d’un maroquinier qui aimait les peaux.

Originaire de Caroline du Sud, ce fils d’antiquaire côtoie les belles choses dès l’enfance. En début de carrière, il transite par Chicago et travaille quelque temps dans une maison de ventes.
En 1997, il traverse l’Atlantique et vient s’installer en Europe, à Zurich.
Parcourant les marchés aux puces et les salons d’antiquaires, le talentueux alors en devenir, s’intéresse aux artisans et recense les meilleurs qui deviendront plus tard ses fournisseurs. Inspiré par ces découvertes journalières, chaque soir Peter dessine et fabrique des bijoux, du mobilier et des accessoires pour s’exercer. Dès lors, son désir se peaufine et sa volonté de créer se renforce.

Lors d’une virée parisienne à la recherche du portefeuille parfait, Peter fait la rencontre d’un artisan, un ancien employé de la maison Hermès.
Pendant deux ans et demi il apprend, sous la tutelle assurée de celui-ci, le travail complexe de l’artisanat et  de la peausserie. C’est autour de cette dernière que vont s’articuler ses créations. En effet, Peter aime les peaux, mais les précieuses, telles le croco, le lézard ou bien encore l’autruche.
Fort de cet apprentissage, il crée son propre atelier et lance sa marque éponyme.
Féru de pochettes, il les décline désormais sur tous les tons, bleu lagon, tabac frais ou cognac 100 ans d’âge.
Ne sélectionnant que les meilleurs matériaux et exécutant chaque étape à la main, ses pochettes exigent un travail de deux à trois jours, au rythme d’une ou deux par semaine.
Sa collection se compose de deux lignes :
La collection Atelier, qui comprend les créations dites « classiques » de Peter, adaptables au sur-mesure où couleurs et peaux peuvent être conformes aux  goûts du client.
La collection Maesterpièce, des pièces uniques qui combinent peaux exotiques et bijoux, comme une libellule des ateliers Fabergé ou encore un insecte victorien serti de diamants.

Quand artisanat haut de gamme et style raffiné se côtoient, le duo fonctionne à merveille et le luxe retrouve ses lettres de noblesse. Mais ces bêtes de mode ont un prix, à partir de 2500 $ pour les pochettes sans bijou et entre 9000 et 20 000 $ pour les autres en fonction du type de peau et de la valeur du bijou qui orne le sac.

L’occasion de découvrir ses créations nous est donnée par Colette.

Dans le cadre du Cabinet de Curiosité de Thomas Erber, ayant pour but de promouvoir le luxe mais de façon originelle, c’est-à-dire lié à un savoir faire plus qu’à une tendance normative,  une pièce unique signée Peter Nitz sera présentée.

Juqu’au 31 décembre 2010

Boutique Colette

213, rue Saint-Honoré – 75001 Paris