Cette saison, la mode est inventive, créative, infiniment gaie. Elle oscille et vacille entre tonalités tendres, délicatement posées là, et couleurs franches, vives et pimpantes. Deux expositions font écho à tout cela. Et quand mode et art se parlent, nous on aime ca.

Lever les yeux sur l’imposante verrière du Grand Palais et observer la transparence des aplats qui l’habillent, c’est un peu comme si l’occasion nous était donnée de nous faufiler sous la robe à cerceaux d’une courtisane d’un autre siècle. La couleur est là, contenue dans la patchwork de surfaces géométriques que dessinent les structures métalliques de l’ouvrage. L’exposition Monumenta de Daniel Buren présente certes une oeuvre gigantesque, mais légère et frivole, comme un souffle de printemps.

A Londres, c’est au Victoria et Albert Museum qu’il faudra se rendre pour découvrir une exposition jouissive qui retrace l’histoire du design anglais depuis 1948. Ici, pois, rayures, imprimés psychés et autres références de la culture pop sont omniprésents. Art, design, mode, musique, tout ici est imbriqué. On pense aux mix d’imprimés dépareillés qui marchent fort cette saison, on pense à la collection capsule de Marni pour H&M et ses motifs sixties …

Ces passerelles là sont jolies et on aime à penser que nos vêtements y gagnent un supplément d’esprit.