Ambiance 70’s oblige, le jean flare, avec ses pattes d’eph’ évasées et sa dégaine désinvolte, se devait de séduire les jeunes femmes en quête de looks casual et nonchalants. C’est chose faite pour nombre de modeuses (Emmanuelle Alt en tête) qui, ces dernières semaines, ont troqué sans regret slims et autres tregging au profit de ce pantalon dont le port peut, in fine, s’avérer risqué.

Le jean flare en trois looks parfaitement maitrisés.

En effet, si le flare est séduisant en théorie, dans la pratique, il peut vite faire basculer une silhouette du côté obscur de la mode, le choix du bon modèle s’avérant absolument crucial. Flare ne voulant pas dire « large de partout », une coupe ajustée s’impose, de la taille au bas de la cuisse, la jambe s’évasant ensuite jusqu’à caresser le sol. On fuira également les délavages approximatifs ainsi que les coups de griffes, moustaches ou autres déchirures dont raffolent les fabriquants de jeans. A l’inverse, on retiendra cette saison une toile denim uniforme que l’on choisira brute et foncée, blanche (le top du printemps), ou bleu clair. Trois options qui confèreront au flare un supplément de chic et balayeront instantanément toute dérive hippisante.

Côté dress-code, le flare, porté à contre-emploi, s’avère être le meilleur ami des working girls en goguette. Une fois débarrassé de ses accessoires 70’s (fleurs, crochet, couleurs vives, besaces etc.), le flare aime la compagnie des pièces strictes de nos dressings : chemises ajustées, blanches, bleues ou finement striées, escarpins hauts et féminins, sacs de dames ou pochettes en cuir lisse. Et à regarder attentivement nos trois silhouettes du jour, on élira facilement la veste blazer marine, meilleure amie du flare !