Cartier, Vuitton, Chanel… autant de noms évocateurs de luxe et de rêves. Ce sont, entre autres marques, à celles-ci que s’est intéressé Yann Kerlau dans son ouvrage Les dynasties du luxe, ô combien addictif.
En effet, l’auteur nous invite à découvrir à travers ce roman historique, la saga de sept dynasties du luxe. 
Celle d’un joaillier en évoquant Cartier, celle d’un couturier en peignant Chanel, celle d’un chausseur en racontant Ferragamo, celle d’un maroquinier en citant Gucci, celle d’un sellier en décrivant Hermès, celle d’un fabricant de bagages en relatant Vuitton ou encore celle d’un constructeur de voitures en illustrant Rolls Royce. Il y raconte la naissance de la marque, l’histoire des ses créateurs, ses années de gloire, ses critères d’excellence et son passage au marché mondial des affaires.
On note que ces dynasties de créateurs ont souvent connu des débuts misérables (Ferragamo ouvre sa première boutique à 10 ans, Gabrielle Chanel est orpheline, Louis Vuitton est analphabète lorsqu’il commence à travailler à 14 ans) avant d’accomplir d’extraordinaires parcours, et ce sont bien ces destinées sucessfull qui nous passionnent. Cette intime conviction qu’au bout,  il y aura la réussite et la reconnaissance. Comme animés d’une force immuable, ces précurseurs ont su tenir bon malgré les embûches et les guerres sans merci.
Finalement, ce qui frappe chez chacun de ces génies créatifs, c’est la volonté de fer et la ténacité de poursuivre leur quête, parce que profondément, ils y croient.

En sept chapitres, l’auteur nous laisse libre d’explorer à notre gré ces histoires, dans l’ordre de nos préférences. Les dynasties du luxe est le livre de chevet idéal de toutes férues de mode mais pas seulement, il est aussi une formidable leçon d’espoir pour tous ceux qui veulent tenter l’aventure entrepreneuriale.

Les dynasties du luxe de Yann Kerlau,
Editions Perrin, 468 p., 23€