Des comme lui, il y en a peu. Récit d’un conte de fée stylistique :
Ce jeune lillois, à peine âgé de 27 ans, accumule les premiers prix et sort major de sa promotion à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne en 2006. Fort de cette distinction il poursuit son apprentissage auprès des plus grands comme Elie Saab, Jean-Paul Gaultier, John Galliano pour Dior ou encore Nicolas Ghesquière pour Balenciaga.
En 2009, il participe au Festival de Hyères et présente sa collection baptisée « Kaléidoscope » qui impose déjà la signature du style Simoens. Cette présentation inspirée suffit à éveiller l’enthousiasme de la presse. Mu par son talent et les salutations du milieu, Maxime Simoens décide de lancer sa marque éponyme.
Libre de toute influence du moment, le designer ne souhaite qu’une chose : mettre la femme en valeur. Cette sublimation de la femme vue par Simoens passe par une géométrie subtile mêlant volume aiguisé et ligne épurée. Cet architecte du vêtement ne s’embarrasse pas des codes actuels de la fashion industrie dictés par les bureaux de style pour créer, c’est lui qui impose son air du temps. Plébiscitant l’intemporalité plus que l’instantanéité, le créateur offre l’opportunité à qui s’alloue du Simoens de posséder une valeur sure.

Collection A-H 2011-2012

Rapidement repéré par les stylistes de la série Gossip Girl, ses vêtements se voient offrir une place de choix sur le devant de la scène internationale. Les it-girl telles Blake Lively et Leighton Meester portent du Simoens, un vrai coup d’accélérateur dans la carrière pourtant fulgurante du designer. 
Encline à un destin hors norme, la maison Maxime Simoens s’est vue intégrer le calendrier Couture en novembre dernier. Là encore, son talent se retrouve salué, c’est la première fois qu’un créateur intègre la Fédération sans jamais avoir défilé.
Pour sa collection automne-hiver 2011-2012, le créateur a misé sur une femme élégante et minimaliste, affectionnant particulièrement la petite robe structurée. Quelques touches rétro s’immiscent sous forme de jupes ou bien encore de chauffe épaule en fourrure. Les teintes sont sombres,  le gris et le noir orchestrent le show. Un vestiaire électrisé ça et là de bleu vif, de rouge ou encore d’imprimés.
Souvent comparé à Yves Saint Laurent pour son immense talent et sa précocité, souhaitons à ce jeune prodige le même destin professionnel.