Il y a bien longtemps que la couleur, la vraie, la pepsy, la funky, la vive, n’était pas remontée sur les podiums. Souvent délaissée faute de chic, la tendance couleur s’était faite oublier au profit de palettes pastelles.
Mais ce printemps-été 2011 amorce le début d’une nouvelle ère dans notre vestiaire.
Afin de maitriser cet optimisme ambiant, il semble judicieux de garder en mémoire quelques principes clés pour tenter l’aventure en technicolor.

P-E 2011 Jil Sander, Diane Von Furstenberg, Prabal Gurung, Gucci

Le pigment se suffisant à lui-même, il est bon de privilégier des pièces minimalistes. Pour insuffler la touche nécessaire d’élégance à ces silhouettes, les matières précieuses sont les alliées idéales.
Il n’est pas toujours facile d’envisager la couleur au quotidien lorsque les looks se parent de fluo, de turquoise comme chez Dior, de jaune ou d’orange façon signalétique comme chez Jil Sander ou Loewe. Alors pour aborder l’exercice avec décontraction, les créateurs ont exploré deux pistes principales. La première est le monochrome, version facile de l’exercice comme chez Miu Miu ou Cacharel par exemple. La seconde est le color block, version élitiste de la chose. Cette dernière consiste à oser le mix de couleurs, a priori improbables, tel un trio mauve + orange + marine signé Jil Sander ou encore un trio orange + vert émeraude + violet signé Gucci.
Passé ce sentiment de surprise et gagné par l’euphorie estivale, l’œil s’éduque peu à peu et laisse place à une grande créativité personnelle.