Depuis plusieurs saisons, rédactrices, créateurs, blogueuses et photographes de mode ont érigé le mix’n’match en véritable dictature vestimentaire et ne jurent que par lui. Tenter de nos jours de coordonner un minimum sa tenue relèverait quasiment de l’attentat stylistique. A la sortie des récentes fashion weeks, motifs, couleurs et matières jonglent en effet joyeusement sur les silhouettes des jeunes fashionistas qui nous honorent  de leurs allures  improbables.

Il est désormais requis de maitriser l’art du mélange, de savoir fusionner carreaux, fleurs ou rayures à un imprimé pied de poule ou un tissage Prince de Galles. De combiner monochromes flashy ou pastels à des tonalités fluo ou à des étoffes pailletées. De marier draps de laine et autres flanelles classiques à de la fourrure, du cuir ou encore du sweatshirt molleton.

Cette tendance de fond a vite su séduire la rue et ce pour une raison simple: les vêtements des grandes enseignes ne peuvent souffrir le premier degré et convoquent désormais l’audace pour lutter contre l’uniformité.

Dans la pratique, veiller à ressembler à un modèle unique relève cependant de l’exercice périlleux.

Quelques règles simples pour éviter le faux pas: éviter de mixer entre eux plus de deux imprimés, veiller à toujours tempérer sa silhouette avec une pièce neutre (maille écrue, jean calme, blazer gris ou marine), contourner l’écueil grand-guignol en arborant une belle pièce créateur (sac ou souliers signatures).

Enfin, ne jamais oublier que l’art du mix’n’match ne supporte pas l’approximation des volumes, l’équilibre de la silhouette et des proportions étant la clé d’une allure réussie.