Nous commentons peu ici les défilés des fashion week, disséqués à la loupe par ailleurs dans la majeure partie des médias féminins. Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du come-back réussi de la maison Courrèges. Et ce pour plusieurs raisons.

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La première est affective. Le premier cadeau de « jeune fille » que m’a offert ma mère était une montre Courrèges. Je l’ai portée des années et l’ai toujours conservée. En l’observant hier, au regard du défilé Printemps-Eté 2016 de la griffe, j’ai pensé que l’ADN de cette montre reçue en cadeau il y 25 ans était incroyablement moderne et étonnement présent sur le catwalk de l’Opéra Bastille. Cette montre est composée d’un bracelet en cuir blanc immaculé, d’un cadran carré aux bouts légèrement arrondis d’une couleur bleu ciel lumineuse et futuriste. Dans ce bleu flottent 12 minuscules nuages blancs en place des 12 chiffres indiquant l’heure.

Hier, les 15 modèles présentés au défilé faisaient tous échos à l’identité de cette montre. Décliné chacun en plusieurs matières et plusieurs couleurs, tous revisitaient avec brio les pièces fortes de la marque iconique des années 60. Ligne A, mini jupes aux bas arrondis, cuir vinyle noir, blanc, argenté et bleu ciel, mini robes tailles basses, bombers, tous les codes maison étaient là.

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J’ai aussi aimé que le défilé démarre par un petit discours d’Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer (alias Copernic), le duo créatif aux commandes de la griffe. Des mots justes qui présentaient les intentions de la collection, un « prêt à porter » comme un « prêt à vivre », un vêtement portable et désirable, minimal et architecturé, un dépouillement d’artifices, y compris dans le stylisme et le maquillage des mannequins.

En mode comme ailleurs, la simplicité a du bon.